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 An-Noussy ("source merveilleuse" ou "source miraculeuse")

         
yasmine27




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: 09/03/2010

: An-Noussy ("source merveilleuse" ou "source miraculeuse")    01 2010, 16:51

histoire de la commune An-Noussy
Histoire ancienne
An-Noussy ("source merveilleuse" ou "source miraculeuse") cre en 1848, doit son nom la source ponyme qui jaillit sur les pentes de la Chegga. Contrairement ce que croient de nombreuses personnes, aucun vestige romain ne se trouve sur le territoire de la commune et certainement pas les ruines dites "Pont romain" qui ne sont que les restes d'un petit aqueduc construit en 1854 servant alimenter le village avec les eaux de la source An-Nouissy situe quelques centaines de mtres.

Prsence turque
1516-1830 Rgence d'Alger
DE LORIGINE ET DE LETAT DES TRIBUS QUI PEUPLAIENT LA RÉGION LORS DE LA CRÉATION DE LA COLONIE AGRICOLE DAÏN-NOUISSY

Les Turcs exeraient leur autorit directement sur les villes o stationainent leurs garnisons et exeraient leur tutelle sur l'ensemble de la rgence par l'intermdiaire de certaines tribus rallies qui en retiraient certains avantages.

Ces tribus indignes avaient en charge la perception des impts pour les Turcs et devaient, en toute circonstance rpondre l'appel des autorits.

Le dey d'Alger, reprsentant du sultan dans la rgence (nom donn au territoire de l'Algrie actuelle moins le Sahara) avait autorit sur le bey d'Oran (rsidant Mascara pendant les priodes o les Espagnols occupaient sa ville) et le bey de Constantine.

Lorsque les Franais entreprirent de coloniser les alentours de Mostaganem, plusieurs tribus, nayant aucune communaut dorigine, occupaient cette rgion : Bordjia, Dradeb, Akerma, Abid Cheraga, Hachem Darough.

Du temps des Turcs, les trois premires de ces tribus faisaient partie du makhzen de lagha des douairs, les Abid Cheraga comptaient dans le makhzen de lagha des Zmelas et les Hachem Darough taient sous les ordres directs du cad de Mostaganem.

En juillet 1833, lors de loccupation de Mostaganem par le gnral Desmichels, ces tribus qui avaient reconnu lautorit dAbd El-Kader vinrent sous ses ordres attaquer les avant-postes franais quelles forcrent rentrer dans la place. (Dj, depuis 1830, le cad Ibrahim, qui tenait la ville pour les Franais, avait d plusieurs fois repousser leurs assauts.)

Aprs le dpart de Desmichels pour Oran elles assigrent encore Mostaganem pendant une dizaine de jours, mais, lasses de la guerre, qui leur enlevait leurs dbouchs pour les denres, elles se retirrent. Ayant dpos les armes, ce sont ces tribus qui approvisionnrent les marchs dArzew et de Mostaganem.

En juin 1835, elles aidrent nouveau lmir Abd El-Kader dans laffaire de La Macta, rentrrent charges de butin, et, lautomne de la mme anne, tentrent, sans succs, une nouvelle expdition sur Mostaganem et inquitrent la colonne du marchal Clauzel, qui venait de prendre Mascara.

Lanne suivante, cest au gnral Perrgaux quelles rsolurent de se soumettre et cest cette occasion que fut construite, sur la limite du pays des Bordjia et des Beni-Chougran, au bord de lHabra, la route conduisant Mascara par la redoute de Perrgaux.

Les Bordjia et les Abid Cheraga se trouvrent alors placs sous les ordres directs du khalifa du bey de Mostaganem, Ibrahim. La mme anne cependant, ces mmes tribus rpondirent une fois encore lappel dAbd El-Kader tout en continuant dapprovisionner nos marchs.

En 1840 elles assigrent inutilement, avec le khalifa de Mascara, la remonte de Mazagran mais, en 1841, elles se soumirent au gnral Bedeau et leurs cavaliers entrrent dans nos spahis irrguliers.

Par la suite, en 1845, Bou Maza, le marabout illumin, tenta sans grand succs de les soulever encore, et fut reu quelque temps chez les Bordjia qui demandrent laman aussitt aprs.

Depuis cette date les troupes franaises trouvrent en ces tribus des auxiliaires nergiques.

Cest en 1841, lors de leur dernire soumission, que lon forma avec les Hachem Darough, les Dradeb, les Akerma Gharaba et les Medjaher, laghalik de Mostaganem, dont El-Mzary fut lagha.

En 1842, El-Mzary fut remplac par son fils qui mcontenta les populations des Medjaher et, en 1843, laghalik fut scind en deux ; les Bordjia, les Abid Cheraga, les Dradeb, les Hachem Darough et les Akerma Gharaba conservrent le nom daghalik de Mostaganem ou du Makhzen, et les Medjaher eurent leur organisation propre en constituant laghalik de ce nom.

Ainsi, daprs les statistiques de lpoque, laghalik de Mostaganem comptait, en 1856, 35.613 hectares de superficie dont 11.296 hectares taient en culture.

Sa population indigne tait de 12,673 individus dont 4.048 hommes (parmi lesquels 496 cavaliers et 1 296 fantassins arms), 3.913 femmes et 4.712 enfants.

Les tribus possdaient 2.141 tentes, 454 gourbis, 156 maisons et 53.691 chevaux, mulets, chameaux, nes, vaches, moutons et chvres, et produisaient 45.000 quintaux de bl.

Mais de ces cinq tribus de laghalik de Mostaganem, trois intressent plus particulirement notre propos puisque en 1848 la colonie agricole dAn-Nouissy, Noisy-les-Bains partir de 1886, fut cre sur leur territoire et que, par consquent, les indignes habitant le village ou peuplant les douars environnants y trouvaient leur origine.

La plus importante de ces tribus, celle des Bordjia, a pour berceau les environs de Mascara. En effet, le noyau des Bordjia habitait prs dun bordj autour duquel furent peu peu construites quelques maisons crant ainsi la petite ville dEl-Bordj.

Cette tribu tait tout fait htrogne et se subdivisa en Bordjia de Mascara ou dEl-Bordj et en Bordjia de Mostaganem ou de Cirat. La scission eut lieu au XVIe sicle larrive des Turcs et on disait que tous les gens sans aveu ou autres voleurs de grands chemins vinrent alors se fixer autour des Bordjia de Mostaganem, formant avec eux une tribu makhzen sous les ordres de lagha des douairs.

Installe dans la rgion sud de la ville, la fraction de Mostaganem se divisa en quatre groupes, dont celui des Beni-Yahi sur le territoire desquels notre commune sagrandit dans les annes 1880.

La population des Beni-Yahi se rpartit en douze douars. Ainsi, les gens du douar des Oulad-bel-Kheir descendaient-ils des khames Abid-Cheraga, Bordjia et Dradeb appartenant Mustapha Ben Assa qui les runit autour dun de ses ngres dont tous prirent le nom ; ceux du douar Touanes taient issus dun Berbre appartenant une tribu des Flitta et qui fut chang contre un sloughi ; les gens du douar Mekhadid taient issus de la tente dun ngre de ce nom, provenant de la tribu des Oulad Brahim prs de Sada ; ceux du douar Oulad-el-Mahi taient issus de tentes venues dEghris ; ceux du douar Kerama venaient aussi des Flitta ; le douar Khoualed tait form par des Abid Cheraga. Les autres douars des Beni-Yahi ont t constitus partir de ceux-ci.

Du temps des Turcs, les Borjia taient chargs de la scurit des routes Mostaganem-Oran et Mostaganem-Mascara mais, ds le dbut de la conqute franaise, ce fut la tribu qui nous fut la moins hostile.

Les Abid Cheraga, quant eux, taient en majorit dorigine berbre et tirent leur nom des Abid venus du Maroc la suite du chrif Moulay Ismal, qui ravagea le pays vers 1707 et fut dfait compltement dans la fort qui porte son nom. A sa mort les Abid offrirent leurs services aux Turcs qui les installrent dans la rgion de La Stidia.

On comptait, dans cette tribu, huit douars principaux qui furent augments en 1760, 1780, 1800 et 1836 par larrive de familles provenant de tribus du Chlif, des Flitta et des Bni-Ameur, et donc dorigine berbre.

Pour ce qui est des Dradeb, on sait quils sont dorigine arabe pour les deux tiers. Leur nom vient de ce que les premires tentes qui formrent cette tribu campaient prs dune haie de cactus. Ce sont eux qui sont les plus anciennement installs dans le pays puisque lon compte que beaucoup dentre eux y vinrent au dbut du XVIe sicle, avant les Turcs, et certains mme au Xe sicle.

Ainsi, en tudiant ces trois tribus on saperoit que leurs origines sont trs mlanges mais quelles sont, pour les deux premires tout au moins, aux deux tiers berbres ; quant aux Dradeb, sils ont plus de sang arabe que de sang berbre dans les veines cest cependant cette dernire ascendance qui leur vaut dtre les plus anciens du pays. On constate galement que ce sont des tribus plus guerrires que religieuses car linfluence appartenait jadis aux familles militaires.

Du point de vue conomique, ces tribus taient dune importance tout fait moyenne et mme trs mdiocre pour les Dradeb. Elles cultivaient de lorge, du bl et du millet, entretenaient quelques figuiers, possdaient quelques pturages (surtout les Bordjia et les Abid Cheraga) pour leur cheptel. Mais seuls les Bordjia possdaient une industrie car ils confectionnaient des burnous fins trs recherchs. Ces tribus ne possdant pas de march sur leur territoire, le commerce existait tout de mme une petite chelle et, l encore, les Bordjia taient les plus actifs car ils allaient jusqu Tiaret chercher du grain quils revendaient Mostaganem : les Abid Cheraga exportaient un peu de leur bl quils vendaient aux marchs de Mostganem, des Bni-Chougran et des Flitta, tandis que les Dradeb sactivaient surtout approvisionner la ville en chaux et en charbon de bois.
Grard LANGLOIS

Prsence franaise
1830-1962
POURQUOI ET COMMENT LA CREATION DE NOISY-LES-BAINS
Louis-Philippe Ier, roi des Franais, mont sur un trne dont les marches taient les barricades de juillet 1830 en descendit, dans la dix-huitime anne de son rgne, par les barricades de fvrier 1848.

La deuxime Rpublique lui succda dans lallgresse gnrale mais, dcevant le petit peuple des faubourgs qui elle devait son existence, elle vacilla son tour, quelques mois plus tard, lors des journes de juin durement rprimes par un gouvernement dont le seul souci tait de se maintenir nimporte quel prix.

Ce fut la suite de ces journes troubles que, chez les hommes du pouvoir, naquit lide dloigner de la capitale une population qui les effrayait.

On songea un instant la Guyane mais le cot du transport et de linstallation fit rejeter cette ide que, cependant, on nabandonna pas tout fait.

En effet, depuis le 14 juin 1830 la France, qui pour laver loffense du coup dventail donn par le dey dAlger au consul Deval avait dbarqu ce jour-l un corps expditionnaire Sidi-Ferruch et dans la foule tait entre dans Alger le 5 juillet, la France, donc, avait conquis par les armes lancienne Rgence vassale du sultan de Constantinople pendant que les hommes politiques franais se demandaient dj comment traiter ce qui, ds le dbut, fut le problme algrien.

Cependant, de victoire en victoire rehausses de superbes faits darmes que ne parvinrent pas ternir quelques revers, le drapeau tricolore, toujours glorieusement, recouvrit une province dont le nom dAlgrie fut fix par dcret du 14 octobre 1839. Aussi, quand en 1847 Abd el Kader se rendit au duc dAumale, le vainqueur de la smala, on peut dire que le pays tait globalement conquis.

Quelques essais de colonisation avaient t tents depuis 1830 titre individuel par le baron de Vialar ou Jules du Pr de Saint-Maur et par les soldats laboureurs de Bugeaud, mais limplantation europenne dans le pays demeurait sporadique, confine en grande partie dans les villes.

Ce fut donc dans ce vaste territoire, non pas vide dhommes mais insuffisamment peupl denviron deux millions de Musulmans et de quelques dizaines de milliers de Juifs, que le gouvernement franais dcida denvoyer ceux qui le gnaient, en leur promettant monts et merveilles.

Mais qui taient ces gens assez aventureux pour aller coloniser une contre dont ils savaient peu de choses ? Tout simplement des ouvriers, artisans, employs, boutiquiers des quartiers de lEst parisien frapps par le chmage engendrant la misre et que rien, lorigine, ne prdisposait une telle aventure, sinon lespoir dune vie meilleure. Cela surprendra certains, mais, contrairement une lgende tenace largement rpandue, ce ntait pas la lie de la socit compose de malfrats et de prostitues qui partait pour lAlgrie, ctait plus prosaquement des gens du peuple pousss par la misre.

Ds les 20, 24 et 28 septembre 1848, les murs de la capitale se couvrirent daffiches annonant un crdit de cinquante millions destins linstallation en Algrie de douze mille colons. La dernire de ces affiches tait signe La Moricire, alors membre du gouvernement et hros de la conqute.

Les familles dont la candidature tait accepte par la commission charge dtudier les demandes furent rparties en dix-sept convois dont le dpart de Paris schelonna du 8 octobre 1848 au 18 mars 1849.

A dfaut de voies ferres reliant le Nord au sud de la France, et devant la difficult faire voyager autant de personnes par la route, les autorits dcidrent que les convois emprunteraient des pniches pour aller de Paris Lyon, puis des bateaux vapeur jusqu Arles do ils se rendraient en chemin de fer Marseille ; la traverse de la Mditerrane se faisant sur des navires de lEtat voiles et roues.

Quatre convois furent ainsi dirigs dans les environs dOran, deux vers Mostaganem, les autres vers lAlgrois et la rgion de Philippeville, lEst de lAlgrie.

Nous nous attacherons tout particulirement suivre ici le quinzime convoi compos de 865 personnes, dont 40 enfants, et qui, le 30 novembre 1848, quitta le quai Saint-Bernard Paris pour gagner Mostaganem. Chaque passager avait eu droit demporter un baluchon de 50 kg.
SOURCE............GeneaWiki
    
 
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